Groupe Sida Jura

Vivre avec le virus du Sida aujourd’hui

Témoignages de personnes vivant avec le VIH

RTS: Vacarme 00.02.15- 08.02.15 (6 émissions)

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20 à 25’000 personnes vivent aujourd’hui en Suisse avec le virus du Sida. Malgré les campagnes de prévention, entre 500 et 600 nouveaux cas de contamination par le VIH sont déclarés chaque année. Si les trithérapies ont fait des progrès colossaux, on ne guérit toujours pas du Sida. La méconnaissance et les risques de stigmatisation sont toujours très présents.

"Vacarme" vous propose d’aller à la rencontre d’hommes et de femmes directement concernés par le VIH-Sida. Un monde parallèle si proche et pourtant si secret.

 

Vivre avant et après la trithérapie

Patricia, 47 ans, est une survivante. A l’époque de l’annonce de sa séropositivité, on lui donne 5 ans à vivre. A la vue de l’hécatombe des malades de sa génération, elle se prépare donc à mourir. Et puis un jour, on lui annonce qu’avec les nouveaux médicaments (trithérapie), elle pourra vieillir comme les autres.

Vanessa Fargnoli, sociologue à l’Institut d’études démographiques et du parcours de vie de l’Université de Genève, s’est intéressée aux femmes "ordinaires" séropositives.

Emballés ou non

Après une rupture amoureuse difficile, Julian, 50 ans, se lance dans des aventures à partenaires multiples grâce à des sites gays. Il fait des rencontres de toutes sortes avec des hommes, de préférence jeunes. Or ces rencontres révèlent que les jeunes hommes préfèrent le sexe sans préservatif.

Puis nous accompagnons Guido et Raphael du "CHECKPOINT" de Lausanne, un centre de santé communautaire pour les hommes gays, les bisexuels, les hommes ayant des rapports avec les hommes, les personnes trans et les sex workers, lors d’une action de prévention sur le terrain.

Sexe tarifés : le risque VIH à quel prix?

Angelina est une professionnelle du sexe qui officie aux Pâquis à Genève. Le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles, elle connaît. Elle ne prend pas de risque.

Mais comment faire lorsque les clients formulent la demande d’une relation sans préservatif? Pourquoi les hommes ont-ils cette demande? Que faire dans le cas où un préservatif se déchire? Et comment envisager une politique de santé? Angelina nous donne son point de vue.

Le silence qui isole

Juliette, 50 ans, est une femme d’origine subsaharienne. Dans sa communauté, on ne parle pas du Sida. Le silence et le secret y sont de mise. Pourquoi? Comment?

Laura Mellini, Dr en sciences sociales à l’Université de Fribourg, s’est intéressée à ce sujet par le biais de ses recherches.

Morts du Sida : que sont devenus leurs enfants?

Comment se reconstruire après le décès de l’un de ses parents, voire des deux, d’une maladie aussi stigmatisante que le Sida?

Gaëlle, 35 ans, et Chiara, 36 ans, racontent. Comment, en tant qu’adolescentes, ont-elles vécu cela? Et comment, une fois devenues femmes, ont-elles intégré cette mémoire dans leur vie ?

Les échos  de vacarme

Deux invités réagissent à des extraits de reportages diffusés durant la semaine:

Dr Matthias Cavassini, médecin responsable de la consultation des maladies infectieuses du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV)

Diego Lindlau, coordinateur romand des membres de l’aide suisse contre le Sida et chargé de programme de Coalition Plus.

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►► Coalition Internationale SIDA.

Coalition PLUS a été créée en 2008, à l’initiative de quatre associations de lutte contre le VIH/sida : AIDES (France), ALCS (Maroc), ARCAD-SIDA (Mali), COCQ-Sida (Québec). Portés par une vision commune, ses membres fondateurs avaient à cœur de bâtir une union internationale d’associations qui mettrait au centre de ses actions la démarche communautaire, en impliquant les personnes infectées, affectées ou vulnérables au VIH/sida dans tous les processus décisionnels, de réalisation et d’évaluation liés aux programmes de lutte contre la pandémie.

Impliquer les personnes vivant avec le VIH/sida : une priorité !

Coalition PLUS s’est construite sur une vision commune à tous ses membres fondateurs : ce sont ceux qui vivent avec le VIH/sida qui en parlent le mieux et qui sont les plus à même d’exprimer leurs besoins. Les personnes vivant avec le VIH ont donc un rôle central à jouer dans la transformation de la société et dans les politiques de santé liées au sida. Les associations membres, par leur union, entendent promouvoir cette démarche communautaire. C’est en effet en impliquant à tous les niveaux les personnes infectées, affectées ou vulnérables à l’infection à VIH, qu’il sera possible de faire avancer la lutte contre le VIH/sida. Cette approche, reposant sur l’implication forte des malades, doit être adoptée au niveau mondial." (fin citation)

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