Groupe Sida Jura

Remaides: HIV: le regard des jeunes

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► Le Groupe Sida Jura a repris de sa propre initiative le "projet école" convaincu de l'importance et l'impact des témoignages auprès des jeunes!

 

En 1993  PVA Genève créent le projet «Prévention dans les écoles», avec le témoignage de personnes séropositives dans les classes. Il sera repris par l?Association Suisse contre le Sida : un projet ambitieux, b ien ficelé et garantissant un fonctionnement sans faille grâce à une infrastructure adéquate et à une supervision régulière permettant ainsi au x intervenants  de gérer les émotions senties leur des interventions dans les écoles..
Depuis mai 2006, ce projet mené par l'Aide Suisse contre le sida a été réorganisé et est  conduit sur le plan régional ensuite il sera abandonné faute de financement, myalgré qu'on reconnaît l'importance et l'impact positif sur les jeunes. 
Le Groupe Sida Jura ar repris en 2014 le projet  de dimensions plus médestes et adapté à la réalité cantonale.
 

Le GSJ considère cette intervention auprès des jeunes comme essentielle, conscient de l’impact émotionnel d’une telle rencontre, qui, comme exprimé souvent par des jeunes adultes, reste encré dans la mémoire les années suivantes.

Le GSJ déplore l’abandon du projet par l’ASS, quand on sait  qu’un élève de 15 ans sur cinq n’a pas utilisé de préservatif lors de son dernier rapport sexuel  selon l’enquête  suisse HSBC (haelth Bihavior of School-aged Children) 

 
♦ Voici un commentaire sur educa.ch en 2008 de La Haute Ecole Pédagogique de Suisse centrale à Lucerne (PHZ), responsable de la direction du nouveau centre de compétences "éducation sexuelle à l'école", en collaboration avec la Haute Ecole de Travail Social de Lucerne:

Il s’agit d’un projet de prévention, mené en étroite collaboration avec les personnes VIH-positives, et destiné aux adolescents, jeunes adultes et au personnel éducatif. L’approche affective (témoignages personnels) renforce l’approche "rationnelle" de l’information dispensée par les écoles concernant le VIH/sida et la prévention: les personnes touchées dédramatisent le VIH/sida sans le banaliser. Cette approche permet d’actualiser les connaissances du public et de renforcer les messages de prévention, notamment en insistant sur la nécessité de se protéger et d’adopter un comportement de prévention adéquat. L’engagement des témoignant-e-s est une contribution importante dans le travail de prévention.

Le dialogue entre les jeunes et les personnes témoignant permet d’aborder ouvertement la sexualité, les préférences sexuelles, les relations personnelles et familiales, la morale, la religion, la consommation de drogue, la maladie et la mort. Il produit un impact durable, améliore la prise de conscience et les connaissances concernant le VIH/sida. Les jeunes peuvent ainsi se situer concrètement par rapport à leur comportement de protection, aux thèmes abordés, aux personnes touchées par le VIH/sida et se solidariser avec elles.

Jusqu'en 2006, plus de 2'300 classes ont bénéficié d’une intervention dans le cadre du projet Ecoles, soit près de 90'000 jeunes. Depuis mai 2006, ce projet mené par l'Aide Suisse contre le sida a été réorganisé et est désormais conduit sur le plan régional" (fin citation)

♦ et dernièrement dans  "Remaides Suisse",( Printemos 2016) suite à un étude concernant les jeune  de 14-15 ans (voir plus bas):

"Il y a quelques années, le « Projet école » – un programme de témoignages de personnes séropositives dans les établissements scolaires suisses – a été interrompu pour
des raisons budgétaires. Les fonds de la lutte contre le VIH/sida de l’Office fédéral
de la Santé publique (OFSP) sont désormais essentiellement consacrés à des programmes de prévention et de soutien à destination des HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes)et des migrants
."

...Et il conclut: , "Les jeunes que nous avons rencontrés nous ont tous déclaré avoir été particulièrement marqués par les rencontres avec les personnes séropositives ayant témoigné de leur vécu. Ils disent parfaitement se rappeler, des années plus tard, de ce qu'elles ont raconté lors de leurs interventions. Il s’agit donc là d’un dispositif de sensibilisation et de prévention efficace qui frappe leurs consciences et qu’il s’agit par conséquent de ne pas négliger si l’on veut améliorer et coordonner l’information en direction des jeunesdans notre pays"

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Une étude récente de la Smerep (Centre de Sécurité sociale étudiant et mutuelle français) a mis en évidence que 14% des étudiants et 9% des lycéens français interrogés ne se protègent jamais lors d’un rapport sexuel. D’après François Dupré, directeur de Sidaction, 12% des nouvelles contaminations en France concernent des jeunes entre 14 et 15 ans.

Qu'en est-il en Suisse?

Il inutile de rappeler que les jeunes ont souvent une vie sexuelle parfois très active et prennent des risques,comme le prouve la recrudescence de certaines infections sexuellement transmissibles au sein de cette population. A cet égard, l’enquête suisse de HSBC (Health Behavior of School-aged Children) montre qu’un élève de 15 ans sur cinq n’a pas utilisé de préservatif lors de son dernier
rapport sexuel.

Un constat alarmant, que le questionnaire que nous avons soumis à des lycéens de Suisse romande vient malheureusement confirmer (fin citation)